Mardi 1 décembre 2020

Le jeûne que je préfère… (Esaïe 58,1-14)


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«Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre, comme font les hypocrites…» (Mt 6,16). Ah! l’apparence… ces mots de Jésus nous rappellent que ceux d’Esaïe ont dû être rappelés… encore et encore. Mais le prophète, outre l’attitude artificielle dénoncée par Jésus, proclame, lui, un plaidoyer qui restera une des plus belles pages de la littérature prophétique: le jeûne est une affaire de don de soi, de courage et d’amour! La parole de déception de ces pratiquants, qu’il rapporte: «A quoi sert de jeûner, si tu ne le vois pas, de nous humilier si tu ne le sais pas?» cache en fait leur duplicité: ils jeûnent, mais restent brutaux, querelleurs et, comme dans le reproche de Jésus, masquent leur violence avec des mines et des gestes d’humilité feinte! Quel raté! Car lorsque est décrit «le jeûne que je préfère…» (6 ss), un panorama saisissant d’un dynamisme de la compassion s’ouvre devant nous: une bonté en actes qui «détruit tous les jougs»! Alors, un «ME VOICI» retentit, sans hésitation, pour nous soutenir! Ce jeûne que le Seigneur préfère… ne dit pas seulement: «C’est fait!», il dit encore: «C’est moi.» Il prend soin du corps, a le courage de lutter et fait resplendir, sur ces gestes de compassion, le doux nom de CELUI QUI EST… Et ainsi, «ta lumière se lèvera dans les ténèbres, ton obscurité sera comme un midi».

Eric Imsen

Prière: Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne!  

Référence biblique : Esaïe 58, 1 - 14

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